Retour sur un sms

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Là je te parle directement Michel. Tu as déjà évoqué oralement ces 4 animaux. J’ai alors constaté que le Loup et l’Ours étaient communs, et que l’Aigle moins important chez moi était présent aussi. Tu as pour grand absent le renard et moi le grand duc, donc.

Ça aurait pu être des lièvres, un dauphin, que sais-je encore, mais non, nous avons, AVANT de discuter ensemble, trouvé trois animaux en commun, et je ne donne pas des surnom d’animaux à tous, l’ours lui-même a choisi cet animal – il en est réellement un, je lui ai transmis un texte sur le totem-ours, c’est LUI cela en est bluffant -

Le loup, là,intuitivement j’étais sur un morceau qui traitait d’une louve, lui même travaillait sur un spectacle qui traitait d’un loup guettant sa proie en amour, (et je ne l’ai su qu’après) ALORS QUE Le Loup lui-même avait choisi un loup comme avatar dix ans avant dans second life. Je ne pouvais que choisir ces animaux-là.

Et c’est pareil pour le renard, car ses amis l’appellent le renard d’argent et que j’avais été guidée vers cet animal à cause de ce chapitre du Petit Prince (Martin était au fond de moi, tout le long)

Cela semble logique que dans cet entonnoir personnel j’ai tant voulu trouver le Petit Prince que je me suis illusionnée à vouloir qualifier un simple intérêt bienveillant (comme avec Guillaume) de grand amour, mon grand amour, c’est simple, le Petit Prince, ça a toujours été Martin, c’est LUI le blond, LUI qui provoque de suite l’association « assiette de la cuisine – j’ai lu le Petit Prince après en écrivant « In Vino Veritas » ce manuscrit parti à la poubelle, merci Maman. – Bref.

Le Petit Prince que je cherchais partout je REFUSAIS d’admettre que je l’avais perdu, que jamais je ne pourrais trouver l’amour, puisque l’amour merde, m’était passé sous le nez, c’était trop dur à avaler, que ma vie entière je regretterai Martin, que jamais je ne serai disposée à réellement aimer un autre, parce que traumatisée de l’avoir tant aimé lui, et que ce ne soit pas réciproque. Je suis en larmes en écrivant ces mots, parce qu’il y a eu malentendu. Il m’a aimée. Je l’ai mal aimé, mais Dieu sait que je l’ai  aimé.

Nous sommes le trente aujourd’hui. Je ne suis pas apaisée comme je l’étais lors de mon hospitalisation, où je me ressourçais en lui. Je ne vois donc plus rien. Je ne le ressens pas en ce moment, et ça me fait mal. Je voulais fixer ce rendez-vous mental, mais il me semble à des années lumière cette fois-ci. J’ai dû le braquer. Il n’est pas facile à dompter comme animal, et c’est peut-être pour ça que je l’aime autant.

La bière c’est ma consolation, mais je la garde à distance. Et si tu veux mon avis; Martin est lié au vin pas seulement par passion : il a su intuitivement pour In Vino Veritas, il l’a su, tout comme moi, et c’est pas étonnant du tout que lui se console avec ça. Probablement avec modération, mais il aime le vin, ça lui délie la langue ;) je le vois sans problème, je sais comment il est, c’est lui qui ne sait pas combien je le ressens au fond de moi.

Michel me répond :

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Et là évidemment on me dit que c’est un leurre. Que je suis bloquée mon regard sur le passé. Que j’y cultive la douleur. Et bien putain, 20 ans de ma vie, vous êtes sympa les gars, mais j’ai dû avaler de gros chapitres déjà, genre le passé de mon enfance. J’ai mis quelques années. Il se trouve que tout ce blog m’a amenée à la douleur de Martin au mois de NOVEMBRE  c’est archi récent les gars. NOVEMBRE. Là je me braque, parce que cela m’a permis de survivre à l’hôpital, de le ressentir a provoqué ma SURVIE, je n’aurais tenu le coup sinon. JAMAIS. J’étais sûre de crever, et j’étais très près d’y arriver.

C’est de ma faute à moi si j’ai passé ma vie à chercher quelqu’un et que personne n’est arrivé à le faire ? C’est de ma faute ? C’est de ma faute d’avoir été exploitée du coup, jamais aimée réellement par personne, c’est de la mienne, alors que tout le long merde j’ai enfoui Martin, oublié, enfin voulu, sans jamais oublier. Et tout le long je suis restée avec ça « PAS DIGNE D’ETRE AIMEE PAR UN MEC QUE TU AIMES TOI » Tout le long. Et c’est pas fini, parce que là je suis confrontée à tous les bipèdes mâles de la planète, et aucun n’est capable de m’aimer ça non, ils aiment leurs gosses à mon âge, ils baisent leur maîtresse, et ils ont une relation profonde de respect amical avec leur femme, compagnon de route. Moi je suis juste bonne à baiser à mon âge et expérience. Point final.

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