Conclusion

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Je suis restée quatre jours sans écrire, sans en ressentir le besoin. Comme si j’avais fait le tour de cette question, que j’avais enfin résolu la problématique. J’ai tant appris en ces longs mois d’introspection, tant appris, et le mot proposé aujourd’hui est « sérénité »

Je ne veux plus parler de mon intimité comme je l’ai fait, j’ai des choses à vivre dans leur secret. Et quelqu’un m’inspire quelque chose que je veux protéger.

Je me réveille d’un rêve, à l’instant. Un rêve angoissant, j’y perdais un amour… Toute ma problématique, que de perdre l’amour. D’avoir l’angoisse de le perdre, ce lien, cet attachement, mais tout cela ne se passe qu’en moi, et n’est qu’une peur de l’abandon. La peur d’aimer, c’est encore une autre composante.  Dans ce rêve j’ai couru couru, pour me retrouver sur la plage, et observer la mer, calme et claire. C’est que donc quelque chose se débloque, que j’apprends à regarder les choses autrement, que ce passé je peux le surmonter, et ce n’est plus une question de me forcer à ne pas répéter les mêmes erreurs, mais plutôt laisser le vent décider, me laisser porter, par des instants, et les vivre tels que je dois les vivre.

Le symbole final est donc la mer, la mère qui me protège dans l’au-delà, la mer que je vois en rêve, qui est là pour me dire « tu y arrives, à être heureuse, et tu le mérites » et non pas pour annoncer un amour que j’espérais tant pouvoir me guérir et que donc je guettais.

J’avais jeté une bouteille à la mer en début de blog. Le message peut voguer, sans toucher personne, se perdre dans l’océan, ça n’a plus d’importance. La mer qui est revenue plusieurs fois, vient conclure l’histoire, la boucler.

J’en ai cherché des symboles pour me rassurer de mes choix de partenaires, des certitudes de façon à ne pas avoir peur, mais je dois accepter cette composante de l’être libre que je choisirai et qui me choisira : je ne pourrai pas l’aimer sans sa liberté. Et c’est bien mes divers enchaînements passés qui m’ont fait quitter mes histoires. Peur de me perdre dans l’amour, peur de m’y abandonner. Je voulais un lien qui me rassure, pas l’amour, car dès que l’amour pouvait avoir un terrain favorable, je fuyais, mais surtout, je me suis perdue moi-même à vouloir des relations avec des hommes avec qui je savais au fond ne me correspondaient pas, sinon pourquoi vouloir tant chercher des signes, pourquoi tant vouloir m’en persuader de l’amour ? Et pourquoi les faire exploser avec autant de violence, ces liens ?

Quelque chose de nouveau entre, une absence de contrôle, et là je prépare un nouveau terrain, car faire ce travail là, c’est accorder la liberté à celui  qui entrera dans ma vie, ne plus le forcer à m’aimer à tout prix. Je deviens prête. Imparfaite, ça oui, mais prête.

J’hésite grandement à fermer ce blog, car j’ai fait le tour de l’ancienne moi, cette fille un peu con con qui se jetait dans des histoires à corps perdu, et faisait tout exploser, sans prendre le temps de véritablement connaître l’autre, de tisser le lien, la véritable relation, non, juste en criant « aime moi ! » Cette fille là n’est plus. Tout l’objet du blog a donc été trouvé. Je cherchais quoi, l’amour ? Je l’ai trouvé en moi. Cela ne veut pas dire que j’ai résolu tous mes problèmes, que je file un parfait bonheur, ni que mon travail sur moi s’arrête là, ça veut dire : tourner une page sur un lourd passé, se donner ce choix de sourire, de vivre, d’avancer, ce choix de m’entourer de personnes positives qui me font du bien, et leur faire du bien. Faire le choix de me rendre heureuse d’abord.

Le happy end n’est pas de vous annoncer une je suis en couple et que je file le parfait amour, non, le happy end est « je suis capable d’aimer, moi même, pour aimer l’autre » Je me trouve moi, et je veux bien partager. Je ne cherche plus un lien qui me rassure à tout prix. Une telle volonté d’un couple pour combler mes failles. Personne ne peut me réparer.

Alors si je ferme ce blog, si je ne ressens plus le besoin d’exprimer, peut-être oui ai-je trouvé l’amour, mais pas tel que je me l’imaginais ? Oui, j’ai trouvé la capacité de m’aimer pour pouvoir aimer. Le prince charmant n’existe pas, seul importe le lien, celui que l’on bâtit avec l’autre, mais si ça peut faire du bien au moral, je fais une rencontre oui, mais je ne sais pas ce que ça va donner. Je ne suis pas Mme Irma, bien que j’ai voulu aussi m’en persuader. Ca s’arrêtera peut être très bientôt, qui sait ? En tout cas, je lui donne ce choix ou pas de continuer avec moi, chaque jour, je ne l’enchaîne pas, ni moi. Car j’ai bien perdu ma liberté trop souvent, à jouer à mes jeux débiles, maintenant, qué sera sera… une chanson que j’ai toujours aimé chanter sous la douche. ;)

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Namasté.

 

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