Mon histoire

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J’avais gardé ceci. Je savais que ça servirait un jour. J’ai plus tard apporté des précisions nécessaires à la compréhension de la suite du blog.

Et plus tard encore, en juin 2016, j’ai  laissé mon dégoût s’exprimer, quand, devant une personne très bien pensante mais n’ayant pas l’once de l’idée de ce que j’ai vécu, m’a balancé un « va prendre tes cachets ! » avec tout le mépris du monde. Le ton est donc parfois agressif dans ces écrits. C’est volontairement que je laisse ce ton.

Encore plus tard, nous sommes en avril 2017. J’avais dépublié durant longtemps. Je remets cette histoire elle explique pourquoi je suis dépendante affective. 

enfant

 

Mère : instable psychologiquement, (bipolaire I) crises de violences, a pu considérer une douche froide toute habillée comme une punition valable, complètement débordée par ses 4 enfants, souffrait elle-même d’une enfance instable – Elle a été placée pendant des années, puis a perdu son père à 16 ans, a découvert son père mort, a manqué de tout matériellement, et est tombée enceinte à 17 ans de quelqu’un d’autre que mon père. Mon père l’a « sauvée » en l’épousant – Sauvée matériellement, oui. Elle aura vécu l’enfer.

Elle a fait fait d’innombrables tentatives de suicide. Je l’ai sauvée d’une, in-extremis, alors que j’étais seule avec elle dans un pays étranger où je ne parlais pas la langue, à savoir, l’Italie.

J’étais une petite poupée sage. Vraiment. Mignonne et sage. J’étais surtout une enfant dite « timide », renfermée, fragile, je tombais régulièrement inconsciente, et j’ai uriné très tard en âge au lit la nuit, symptôme classique de maltraitance. Mes parents ne se sont jamais affolés sur mes pertes de conscience jusqu’à mes 10-11 ans, quand la mère d’une copine m’a vue tomber inconsciente, et, étant infirmière, a dit à ma mère « Elle fait de l’épilepsie » Là, ma mère a eu peur d’une tumeur au cerveau, et après une batterie de tests chez de grands neurologues américains, puisqu’on vivait là-bas depuis quelques années, le verdict tombe « Ca passera à l’adolescence »… En effet, c’est passé à l’adolescence. Je ne peux pas m’empêcher de penser que c’était ma façon de « déconnecter » de ce trop plein.

Trop plein de quoi ? De l’absence de ce que les Américains appellent « strokes », mais dans le sens « caresse » car « stroke » peut vouloir dire quelque chose de très brutal. Je souffrais d’un trop plein de violence familiale, de l’instrumentalisation totale de ma mère. Elle a déjà comparé mes cheveux à ceux trouvé dans les valises de mon père, m’a complètement mêlée à sa vie sexuelle avec mon père. Père infidèle, et absent, en plus. De quoi bien bousiller un gosse.

Vers 10 ans, j’ai commencé à éprouver un très fort rejet de ma mère. Mon père ? Je ne le connaissais pas !  Toujours du matériel pour compenser. Ça c’est sûr, les deux, incapables d’affection réelle et de milieu stable ont tenté de compenser par du matériel.

Il m’arrivait de vouloir m’échapper de la violence et d’aller ailleurs que dans la maison. Là ma mère venait me repêcher en furie et me collait des baffes.

Entre elle est moi, ça a été très dur. A 20 ans, j’ai été obligée de dire à mon père de l’empêcher de me téléphoner saoule à 3 heures du matin pour me raconter tous ses bobos. Son éponge, j’ai été. Et il arrive un stade où on s’en prend à soi-même tellement la douleur est profonde. A cette époque, vers mes 20 ans, je passais des nuits entières à pleurer sur cette enfance que je ne comprenais pas.

C’est simple, à ma douleur ma mère me répondait « petite fille gâtée » Aucune conscience de ce que je traversais, de la douleur infligée.

Ma mère me faisait, en Italie, scruter des traces de poudre détergente pour savoir si c’était la cocaïne à mon père. Ma mère m’a prise pour sa confidente, pour TOUT, et n’as jamais été une figure stable et rassurante. J’étais censée être adulte avant l’âge.

Père : narcissique, a fait passer sa carrière avant tout, puisque le rôle d’un homme était de ramener de quoi se nourrir. On a manqué de rien matériellement, c’est vrai. Mais au point de vue de l’affection, personnellement, je n’ai pas eu grand chose. De toute façon, il était toujours en voyage. Jamais là, et quand il rentrait, violence à renforts d’alcool. Je n’ai jamais su qui c’était vraiment. Je commence enfin à comprendre.

Mon père absent n’a joué aucun rôle du tout, sauf de celui qui violentait ma mère ou mes frères s’ils osaient s’interposer. Il a fait une tentative de suicide, et évidemment, c’est moi qui ai été seule avec lui sur jour là. Tout le monde avait fui l’appartement. J’étais ado ou pré-ado. Quand il a fini par ouvrir la porte de la salle de bain, les veines ouvertes et rempli de médicaments il m’a dit « Regarde ce que ta mère m’a fait ! » Tout comme ma mère, qui venait se réfugier chez moi après les crises, en me disant « regarde ce que ton père m’a fait ! » couverte de bleus.

Comment voulez-vous vous construire au milieu, d’autant plus qu’on déménageait tout le temps, et de pays en pays, qui fait que j’étais, où que je sois « l’étrangère »?  Je me suis raccrochée à mes frères. C’était eux ma famille. J’ai maintenu l’illusion d’une vraie attache »unis contre eux, les parents » jusqu’au suicide de mon frère. Il avait 33 ans, donc moi, 27. Là, mon monde s’est écroulé. S’il abandonnait face à eux, c’était toute ma structure qui s’effondrait.

J’ai longtemps tenu mes parents pour responsables de la mort de mon frère. Je crois que c’est encore le cas.

Ma mère m’a déjà harcelée pendant des heures en me volant les clés de la voiture pour ne pas que je m’échappe, la séquestration, c’était son truc, bien nous faire bouffer sa violence. Je me suis longuement posé la question de si elle ne lui avait pas fait le même coup.

Mon frère, William, était très « atteint » Il était hautement suicidaire, et pratiquait l’automutilation à l’extrême. Au point où il se brûlait des cigarettes sur le corps.

Il avait oui de graves problèmes psychiatriques, on a essayé de le faire soigner, alors qu’il essayait désespéramment de retrouver l’amour après s’être séparé de la femme qui a vécu de longues années avec lui à Ajaccio. Elle l’avait foutu dehors. Ca s’est déclaré loin de nous, sa fratrie, on est arrivés trop tard, et en plus, il est tombé sur une psy pourrie. Elle lui a refilé de quoi gaiement se tuer, je ris jaune.

Les affaires de mon frère (vêtements) étaient dans son coffre le jour de son suicide… De quoi bien appuyer l’hypothèse que ma mère avait encore pété un câble, qu’il allait se barrer, mais qu’elle l’avait poussé à bout, donc, il est aller bouffer des médicaments à une centaine de mètres de la maison, là où un agriculteur l’a retrouvé des mois après. Le pauvre mec a été gravement choqué, a déménagé sur le champ, tu m’étonnes, la vision a dû être agréable, de trouver un cadavre bouffé par des bestioles des mois après. J’avais le portable à mon frère, j’écoutais en boucle les messages à essayer de trouver une piste. Les flics ? « Il est majeur on ne peut rien faire » Ils se seraient bougé le cul, on aurait peut-être trouvé le mec vivant. Et encore ça, pas sûr, mais au moins, on aurait évité de traumatiser un agriculteur qui n’avait rien demandé. (Un peu comme moi, lol)

Pour vous expliquer ses crises, à ma mère : ça a très mal fini ce jour-là, entre elle et moi, quand en plus elle m’a attaquée physiquement. Elle m’a traquée partout, je disais rien, je regardais la télé sans la regarder… Quand elle venue se coller devant moi, j’étais assise dans un fauteuil, pour se coller la face devant la mienne à hurler, mis cela ne suffisait plus à exprimer sa rage. Elle s’est mise à me frapper. Je me suis relevée.  Je l’ai juste poussée en arrière,  mais elle était tellement saoule qu’elle a trébuché et est tombée dans une vitre. Elle s’est ouvert la tête. Résultat : c’est elle qu’on a plaint, les médecins, et les pompiers m’ont carrément engueulée alors que je n’ai fait que me défendre d’une attaque. Mais comme d’habitude, « l’enfant » n’existait pas, c’était un meuble ou comme disait mon père en permanence « Ces putain de gosses » C’est la phrase que j’ai le plus entendue venant de mon père. Il s’en foutait royalement de nous. On devait être dressés, pas éduqués, parce que fondamentalement mauvais. Voilà, ce que j’en ai retenu. Jamais, jamais, une once de confiance.

Quand j’avais 12 ou 13 ans, mes parents se sont séparés quelque temps. Je ne sais pas où était mon père. Nous avons vécu dans un appartement pourri à 6, on dormait les uns sur les autres, jusqu’à ce que ma mère m’envoie chez ma grand-mère. Ma grand-mère n’a pas tenu. De là, j’ai vécu après chez la voisine de ma grand mère. Elle m’a donné ce que je n’avais jamais eu. Une ambiance à peu près saine, et j’ai pu me reconstruire un peu. Mais c’était l’affaire de quoi ? 3 ou 6 mois maximum ? L’enfer a recommencé direct. En pire.

En suivant, mes parents m’ont infligé le pire qu’ils pouvaient. Ils m’ont arrachée de là, pour m’emmener en Italie, seule, sans mes frères. J’avais toujours 12 ou 13 ans. C’est simple, en une année, j’ai fait 3 pays, trois écoles différentes, trois langues différentes. Les carabinieri étaient régulièrement à la maison la nuit. C’était génial.

Le nombre de nuits où je n’ai pas dormi, encore, parce qu’ils se battaient. C’est là que ma mère  a fait sa grosse tentative de suicide, où je l’ai retrouvée dans le coma. La panique totale, j’étais malade ce jour-là, je la retrouve avec cette fameuse écume autour des lèvres, inconsciente, je bataille à chercher le numéro des urgences dans l’annuaire, j’y arrive pas, et de toute façon je ne parle pas italien, je vais tambouriner à toutes les portes, personne qui répond ! Vous faites quoi quand vous êtes gosse ? Avant ça, j’étais mal à l’école, mais je n’arrivais pas à parler. Je pleurais devant tout le monde… Je me souviens qu’une prof m’avais prise à part, par inquiétude. Mais comme la conseillère d’éducation qui m’avait convoquée aux États-Unis, que dire ? On ne sait pas, si jeune, que c’est anormal, de telles situations. On se croit fautif de tout, quelque part. Et non, on ne parle pas.

Petit détail d’importance : je me collais de la musique à chaque crise dans les écouteurs pour m’évader. A en écouter les mêmes morceaux en boucle. Ca ne couvrait jamais les « sale pute » « connard, tu m’as faite cocue » les coups, les objets brisés, etc. qui duraient toute la nuit  mais ça explique peut-être pourquoi je me suis raccrochée à ça.

Après l’Italie, retour en France. J’ai pu me battre pour réussir ma scolarité, toujours dans cette ambiance de violence. Mais j’ai dû vouloir leur prouver quelque chose… Ils s’en foutaient que je ramène les meilleures notes, c’était normal.

Je faisais énormément de sport. J’avais une vie sociale à cette époque, entre 14 et 16 ans. J’étais une jeune fille à peu près normale. Non, parce qu’entre 20 et 30 ans, j’étais un déchet, ravagée par la bipolarité, l’anorexie, le deuil, et la phobie sociale.

Puis à 16 ans, mes parents ont décidé de partir à l’étranger en me laissant seule avec mon frère majeur, qui travaillait. Le lien de leur couple prévalait sur tout, et je pense qu’inconsciemment ma mère a voulu me faire vivre le même abandon qu’elle avait vécu quand elle avait été placée chez les Petites Sœurs des Pauvres.

J’ai géré les finances, le ménage, tout. J’ai même réussi à économiser pour me payer une mobylette…

Ca me fait rire. Mais l’ambiance était plus que malsaine. Ça défilait nuit et jour dans cet appartement, des copains à mon frère, qui n’ont pas vraiment eu une bonne influence sur moi. J’étais totalement larguée, et en manque de repères, j’ai décidé de moi-même de partir vivre chez mon frère aîné, jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat. Et puis je suis partie. Surtout parce que j’étais encore une fois de trop : elle était enceinte, et ils voulaient se marier…

Mon frère aîné est particulièrement strict, et ma belle sœur m’a carrément traitée de salope. Bref. J’ai commencé à avoir des symptômes assez préoccupants, mais personne ne s’est jamais inquiété. Je piquais des crises à mon tour envers les petits copains de l’époque. Je pouvais me mettre à croire qu’on riait de moi, et balancer un verre d’eau à travers la figure sans crier gare.

Sinon, je travaillais jour et nuit comme une dingue. J’ai réussi mes études, mais à quel prix ?

Mes parents ? J’en sais rien tiens, je les ai rarement vus jusqu’à mes 20 ans. Mais vraiment très rarement. Entre 16 et 20 ans. Et là ma mère s’est immiscée dans ma vie, comme si elle avait droits dessus. Horrible, ma réaction a été très violente.

Je me suis retrouvée en jupe et collants à quatre pattes dans les ronces pour repêcher les médicaments de mon frère suicidé le jour de son enterrement. Mes deux autres frères derrière. Tout ça pour préserver ma mère. On a fait une manœuvre identique pour sortir les affaires du coffre et de la maison. Mais QUI m’a préservée MOI ? Je me le demande.

Mes relations pour résumer : toujours de passage, jamais stables, et quand ma meilleure amie en qui j’avais eu confiance durant toute mon adolescence et une bonne partie de l’âge adulte m’a sorti « on ne fait pas partie du même monde » tout ça pour m’appeler peu après pour se donner bonne conscience lors du suicide de mon frère, ça a été trop. Là, j’ai vraiment haï ce monde. (et j’y retourne, là, direct en ce moment, devant une bande de vernis qui croient que c’est moi la plaie, quand ils ont rien vécu) Pour la précision, mon oncle, le seul qui venait me voir lors de ma première hospitalisation en hôpital psychiatrique, suite à ça, s’est suicidé peu après… Et de deux. Ah oui, combien d’entre vous ont vécu ça ? Hein ? Le frère qui se suicide et l’oncle à votre chevet que vous adorez en suivant ? Hein ? Cet oncle qui vous avait fait cadeau d’un chien boxer de six mois à qui vous aviez inculqué le « pas bouger » à un point où ce chiot restait assis au bout d’une place, vous lui tourniez le dos et partiez à l’autre bout, le chien ne bougeait pas, vous faisait confiance, et venait en courant, heureux, quand vous l’appeliez. Ce chien a été placé à la SPA contre mon gré, lors d’une hospitalisation psy, parce qu’il avait fait tomber une statue de valeur sentimentale chez mon frère ! Quelle connerie !

Impossible de faire confiance à qui que ce soit, personne n’a réellement été là de A à Z. C’est comme ça que je l’ai vécu en tout cas.

Et l’inévitable en dépression profonde, a fini par arriver… à l’approche de ma trentaine. Je devais faire dans les 40 kilos, largement anorexique, je m’étais d’ailleurs engueulée avec un psy à ce sujet, car je n’arrivais pas à le voir, même avec l’IMC sous les yeux. J’étais à la recherche permanente d’un amour introuvable, par n’importe quel moyen, en couple pourtant durant 6 ans, je l’ai poussé à bout, et dès qu’on me plaquait, je partais en crise très profonde… Au point de vouloir me suicider et réellement en mourir. J’ai failli mourir. A plusieurs reprises. Une semaine de coma intégral. Je crois, depuis que je me suis vue en vidéo récemment, que j’en ai quelques traces de semblant de paralysie faciale. Et j’ai incendié les médecins qui m’ont ramenée à la vie. Je me suis retourné vers le médecin en chef, et je lui balancé un « Bonne vie ! » avec toute la haine du monde.

Des années plus tard… J’ai coupé les ponts avec mes parents. J’essaie de suivre une thérapie malgré des soucis financiers. La bipolarité s’est calmée.

Et puis ma mère est morte l’année dernière, le jour de notre PACS, après de longs mois d’agonie. Histoire horrible là aussi. Un jour, ils nous disaient « C’est bon, elle va s’en sortir » le lendemain matin « venez faire vos adieux » et ça a duré des MOIS. J’ai pris sur moi, et elle est partie en paix. Mon père a trouvé le moyen de me reprocher le fait que je n’étais pas collée à son chevet comme il l’était, ce béni oui-oui. Oui, mais moi, j’ai été tellement affectée que j’ai fini en hôpital psy… Pour ceux qui connaissent un tant soit peu, on ne sort pas comme ça comme on veut, surtout si on traverse une phase très difficile liée à la fois à un décès qui prends des mois, où le lien est très douloureux, donc non, sortir tous les jours pour se pointer au chevet de sa mère pour s’en détruire complètement, c’est de l’aberration totale. Mais le mec pensait tellement qu’à sa gueule… Qu’il ne venait jamais me rendre visite quand moi j’ai été hospitalisée ! Mais ça fait tellement bien de se dévouer corps et âme à la mort de sa femme qu’on a battu durant des années, quitte à se prendre une vraie pute derrière, plus jeune que moi, et même tomber des les arnaques à la western union, et autres brouteuses, tellement on est con.

Maintenant mon père essaie de me manipuler. Je me révolte. Il me rend dingue. Il s’est trouvé une nana plus jeune que moi qu’il nous a ramené trois mois après la mort de ma mère, et à qui il fait vivre la grande vie. Et je suis sûre qu’ils ne couchent même pas ensemble. Le pire, il risque de mourir bientôt, il est gravement malade. Mais j’aurais plus de mal à lui pardonner. (A l’époque où j’ai écrit ceci, il était encore vivant. Il est mort un an après ma mère, à peu près, disons un an et demi, d’un cancer fulgurant. Une semaine ça a pris)

Ma mère je peux comprendre qu’elle a été trimbalée, et qu’elle est venue en tant que mère malade psy et traumatisée elle-même.

Mon père n’a aucune excuse sauf celle d’être un manipulateur narcissique. Pas pervers narcissique. Mais les deux premiers déjà craignent.

Je dois vite faire le tri. Il va subir une opération très lourde et je doute qu’il y survive. Et j’ai mes propres soucis de santé. Bref, c’est la merde, en plus du financier, de mon mec au chômage, pfff, voilà pourquoi j’ai évité de soulever tout ça.

Et là vous me prenez pour faible. 40 années de cette merde. Même ma mère gravement malade physiquement, handicapée, l’enfoiré osait soulever une chaise pour lui balancer dessus. 40 putain d’années nous avons bouffé cette merde. Surtout moi et ma mère. Mes frères s’étaient barrés. Et quand j’ai crevé l’abcès, c’est moi qu’on a pas crûe ! Normal, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession.

Si vous croyez qu’on sort indemne de quarante années de ça, 10 ans de thérapie, 5 ans à essayer de couper les ponts, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Et si vous dans vos petites vies super mignonnes vous n’arrivez pas à comprendre, qu’est-ce que j’en ai foutre : traversez 40 ans de ça, on en reparle.

Surtout que la miss qui vous écrit a réussi à conserver un job, ne pas totalement basculer, sa dernière hospit psy date de la mort de sa mère ! Essayez une seule seconde ! Quand vous êtes malheureuse en couple, que financièrement c’est l’enfer, que vous avez couille sur couille : on va voir qui c’est le faible. Maintenant on va voir…

Oui je suis bipolaire à mon tour. Diagnostiquée depuis une quinzaine d’années. A me prendre en charge toute seule.  C’est presque normal, de le devenir, quand vous lisez ça, et je ne laisserai plus jamais quelqu’un me juger là-dessus. J’ai renoncé volontairement à la maternité, pour ne pas faire subir le même enfer à un enfant. Par amour pour ces enfants que je n’ai pas eu. Abnégation messieurs dames, de mes propres besoins…

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