Motown mon amour

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love-2493040_640Pour les moins de 20 ans qui ne peuvent pas connaître.

J’ai jamais connu les 60′s. Mes parents oui. Et j’avais la sale habitude de laisser traîner les oreilles partout partout partout… musicalement seulement.  Je suis plutôt du genre à partir dans mes pensées (il faut me réveiller des fois)  que d’aller chercher la vie des autres. C’est pour ça qu’il y a des gens qui lisent les blogs, et d’autres qui les écrivent.

Donc petit retour spatio-temporel, circa il y a 50 ans. J’irai jusqu’à 40.

Je voulais continuer la forme d’inspiration qui m’a prise direct au lever, en plein café, médicaments, et « laissez-moi tranquille. » Une envie de Motown, une envie de 60′s. Évidemment que le thème central est galvaudé à force, mais bon, quand on y est, on ne fait pas semblant.

Je ne vais pas faire les choses dans l’ordre chronologique de la discographie mais dans celle de la parade. Amoureuse bien-sûr. Je vous parle de quoi depuis des semaines, de choucroute ?

Donc, pour vous Messieurs moins de 20 ans, ou plus. Voire beaucoup… qui font les coqs ou l’inverse devant les demoiselles.

Voici une petite leçon de drague éternelle, de vie même. On est tous jeune et con un jour. Vieux et con aussi. Mais ça ce sera un autre sujet.

Ca commence comme ça. La femme est par là, elle ne sait même pas que l’autre existe.

Il la repère. Il la choisit elle.

Elle ne sait pas encore qui il est, lui oui, il sait très bien ce qu’il fait. Enfin, qui il est en train de choisir. Pas forcément la plus canon, la plus ci ou la plus ça… non, juste celle faite pour lui.

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Alors, comment fait-on si cette femme est si loin de soi, et qu’on ne se connaît pas encore, pour qu’elle se mette à s’intéresser à qui on est ? Vous savez c’est bête une femme, ça demande à certains stades de sa vie à emmerder les parents, ou aller dans leur sens, puis ça s’affranchit, se tourne souvent vers le même type de gars, tombe parfois amoureuse de l’inaccessible. Mais ça cherche surtout à protéger sa future progéniture.

Alors il faut capter l’intérêt de la femelle. On parle là d’une logique de procréation. Ouvrez n’importe quel bouquin à visée religieuse, même pas le Kamasutra, ça c’est pour plus tard, vous aurez cette logique. On a beau lutter, ça finit toujours comme ça, dans une logique de perpétuer l’espèce. (J’épargne volontairement la génétique, mais bien-sûr que ça rentre dans l’équation.)

Donc, la femme a besoin de protection, au moins morale sur cette planète, de pouvoir compter sur quelqu’un au cas-où le gros champignon nucléaire exploserait demain, qu’on se retrouve dans The Island, et si on n’a ni cerveau ni muscles, on est tous foutu. A jamais.

Or, qui protégera la femelle ? Le coureur de jupons bogoss qu’elles se pâment toutes devant ? Le mec inaccessible qui ne débouchera qu’à une rêverie ? Le bad boy pour se rebeller et qui pourra repousser les ennemis ? Le richissime qui subvient aux besoins actuels dans la société capitaliste ? Mais non, il faut suivre les gars, l’amour a une visée autant morale que de survie. Donc, il faut utiliser l’arme fatale du sentiment.

Ca commence donc là, avec vous Messieurs, qui tombez pour le physique d’une femme. Le reste viendra après, on n’y est pas encore.

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Ces ânes ont mis Otis Redding sur la vidéo. C’est Percy Sledge qui chante…. Pffff aucune culture. Dit la nana qui n’en a pas ! Bref.

Il la veut, il la veut, il la veut. Enfin, vous. Et ce d’autant plus que vous n’êtes pas sûr de l’avoir. Mais vous êtes est doux, attentionné. Vous lui prouvez que si jamais elle se retrouve avec une marmaille de 17 gosses, parce le fameux champignon aura explosé, (allez trouver un moyens de contraception fiable dans ces conditions) vous prendrez soin d’elle et de la progéniture par la même occasion.

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 Les résistances de la femelle sont normales, et souhaitées. Elle va être curieuse, quand même. Un fait un pas vers l’autre, l’autre recule, et vice-versa, quelque temps. C’est voulu. On ne désire pas ce qui tombe tout cuit. Si l’alchimie est bonne, ça décolle. Doucement, puis de plus en plus.  Mais en réalité, il y a sur ce terrain de jeu, un gros terrain, un espace immense, tellement de choses naturelles qu’elle abdique petit à petit. Oui, la femme s’abandonne.

Elle va se mettre à parler d’elle, rire, devenir beaucoup plus actrice de cette relation naissante, tout ce que vous avez à faire à ce stade c’est : rien. Laissez-la faire. Faite le mec sympa qui veut juste l’écouter, elle, portez la au centre du monde. Mais si vous forcez, ça se verra, et ça n’a aucun sens. Vous ne tirerez jamais les vrais fruits de l’expérience, une communion intense au point où les sens, tous, explosent.

Et là boum, la demoiselle en transe se met à vos pieds. Tout à coup, la femme se retourne vers vous et vous fait :

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Vous ne commandez plus rien, ça se fait, c’est tout. Là vous pouvez commencer à regarder la seconde partie, parce que vous n’avez rien vu de votre proie encore.

Rappelez-vous, je vous avez parlé de la genèse : « Ca commence donc là, avec vous Messieurs, qui tombez pour le physique d’une femme. » Vous êtes sur le chemin de votre propre damnation à ce stade, parce que soit ça s’arrête pile-poil au moment où vous la désirez tant et qu’elle vous rebrousse définitivement, soit vous finissez par faire tomber toutes ses réticences une à une et là, vous vous prenez un boomerang en pleine face. C’est à dire, vous réalisez qu’il n’y a pas qu’un physique, et qu’en plus, zut, vous êtes tellement accro que vous vous pliez à elle. Vous pouvez aussi passer votre vie à courir après l’inatteignable, mais c’est que vous avez encore rien compris. Je suis en train de l’apprendre, alors je ne juge pas, je constate.

Mais revenons au fil de l’histoire. Vous faites tout pour combler la demoiselle, et ça lui plaît.

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Si vous faites les choses bien, bien-sûr que vous finirez là. C’est le but quelque part. Perpétuer l’espèce, vous vous souvenez ?

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Et un jour vous finissez-là. Parce que chaque barrière se sera écroulée, et que tout s’assemble comme un puzzle logique.

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Vous qui n’avez jamais eu la bague au doigt en 40 ans d’existence et refusez l’engagement (ah non c’est pas vous ça, c’est moi) vous avez juste envie de rester avec cette personne-là, aucune autre ne peut lui arriver à la cheville. Mais ce n’est pas une question de simple admiration.

C’est le lien qui compte.

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Dupe ? Oui. Mais non. On est à fond dedans parce que on le veut et vaut bien. Et puis c’est trop mignon ce séducteur qui n’en a pas l’air. Sauf qu’à un moment, l’Homme se fait prendre à son propre jeu. La Femme apparaît, en entier, et là, plus aucun contrôle de la situation. Il réalise qu’il a aussi été un pion. Mais on veut bien jouer ce jeu de part et d’autre. C’est naturel. Tout simplement naturel.

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